ANGERS

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Chef-lieu du département de Maine-et-Loire, ancienne capitale de l’Anjou, dans la région Pays de la Loire, la ville d’Angers comptait 141 373 habitants en 1990, l’agglomération, 208 321.

Grande ville de l’ouest de la France, Angers doit aux avantages conjugués de sa situation et d’un destin longtemps exceptionnel son développement historique. Servie par une remarquable convergence hydrographique entre l’éventail de la Maine (Loir, Sarthe, Mayenne) et de la Loire, elle commande vers la Touraine, le Maine, la Normandie, la Bretagne un carrefour consacré dès l’Antiquité (Juliomagus). Le site, une échine de schistes lardée de quartzites, lui confère très tôt aussi, face à la Bretagne, une valeur stratégique, soulignée aujourd’hui encore par les formidables défenses de son château féodal (XIIIe s.). La fortune des Ingelger (Foulques Nerra), puis des Plantagenêts (Henri II, Richard Cœur de Lion) entre les Xe et XIIIe siècles la place à la tête d’un royaume un moment étendu de l’Angleterre à l’Espagne (Empire anglo-angevin). Ses comtes apanagistes et ses ducs (le roi René) la dotent, entre le XIIIe et le XVe siècle, d’une université et d’une Chambre des comptes, protègent les lettres et les arts. Angers a gardé, d’un passé prestigieux, de brillants témoignages (cathédrale Saint-Maurice, églises de la Trinité et Saint-Serge, hôpital Saint-Jean, hôtels Renaissance, tenture de l’Apocalypse ).

Déchue de son rôle politique par le retour définitif de l’Anjou à la Couronne à la mort du roi René (1480), éprouvée dans sa fonction marchande, au milieu du XIXe siècle, par la victoire du rail sur la batellerie qui animait son port, écartelée dans ses rapports d’affaires entre Nantes et Paris, Angers a vécu aussi des moments difficiles. Elle ne s’en est pas moins adaptée à une économie nouvelle, fortement diversifiée. Centre d’échanges au contact de régions aux aptitudes complémentaires: vallée d’Anjou maraîchère, Saumurois viticole (coteaux du Layon), Baugeois, Segréen et Choletais (ou Mauges) herbagers, elle s’adonne au commerce des graines de semences, de fleurs (hortensias bleus, dahlias), de plants de pépinière, de vins, de produits d’élevage; elle est le siège de foires suivies (foire aux vins, notamment) et elle a ouvert en 1960 un marché-gare d’intérêt national (fruits et légumes). La ville possède cour d’appel, école militaire du génie, université d’État et université catholique, École nationale des arts et métiers et École nationale de musique, école de sciences commerciales et école des beaux-arts, centres de recherche (agriculture, horticulture, viticulture, botanique). Plus spectaculaire a été, dans son redressement, son industrialisation qui, partie de quelques branches vénérables (ardoisières de Trélazé, lingerie, bonneterie, liqueurs, allumettes, parapluies) et d’un apport métallurgique en 1922 (alliages légers, aciers doux), a largement bénéficié, depuis 1945, du régime des aides de l’État et de la décentralisation parisienne (récepteurs de télévision, calculateurs électroniques, projecteurs, freins, machines agricoles, cabines téléphoniques, ascenseurs, matériel aéronautique, armement). En 1990, 22,6 p. 100 de la population active étaient employés dans l’industrie, tandis que le tertiaire en occupait 75,9 p. 100.

Serrée dans ses vieilles rues marchandes, ceinte de boulevards ombragés et de jardins à l’emplacement des anciens remparts, projetant vers l’ouest, outre-Maine, un faubourg important (la Doutre), Angers s’est agrandie, après 1850, de quartiers résidentiels bien tracés de maisons individuelles et, après 1950, de collectifs de masse: Briollay au nord, Belle-Beille, à l’ouest, Z.U.P.-Sud. Un campus universitaire occupe, à Belle-Beille, 200 hectares. Le peuplement a gagné les communes voisines, vers l’est (Trélazé, Saint-Barthélemy-d’Anjou), vers le nord (Avrillé) et le sud (Les Ponts-de-Cé, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Mûrs-Érigné).

Angers
v. de France, ch.-l. du dép. de Maine-et-Loire, sur la Maine; 146 163 hab. Université.
Anc. cap. de l'Anjou; chât. du roi René (XIIIe et XVe s.) abritant le musée de la Tapisserie (Apocalypse).

Encyclopédie Universelle. 2012.

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